J’observe. J’interviens rarement, mais toujours au bon moment. Je vérifie les postures de travail, j’interromps les réunions stratégiques avec élégance, et je m’assure que personne ne dépasse le seuil de tension autorisé.
À mon rythme. Principalement entre 11h et 16h, avec une pause déjeuner étendue si le soleil tape bien sur le bord de la fenêtre. J’ai aussi une routine d’inspection clavier quotidienne.
Je tolère la présence des humains, à condition qu’ils ne déplacent pas mon coussin et qu’ils n’ouvrent pas de sachet sans m’en informer. Sinon, ça va.
Je veille à l’équilibre de l’équipe. Parfois en dormant à côté. Parfois en marchant sur le trackpad en pleine visio. La subtilité, c’est ça, le vrai management.
Je n’ai jamais signé de contrat, ni vraiment été annoncée. Un jour j’étais là, et depuis je reste.
Je ne participe à aucun point hebdo, je ne réponds jamais sur Slack, mais étrangement, tout le monde tient compte de ma présence.
Je crois que c’est ça, le vrai leadership.